Au collège des Bernardins

Sans doute est-ce lié à l’emploi des lieux, mais les œuvres exposées au Collège des Bernardins ont souvent une dimension méditative. Ailleurs, on écrirait sur le travail d’Anthony McCall en s’interrogeant sur la théorie filmique, sur la place respective de la projection et de l’écran dans le cinéma ou sur la nécessité pour le spectateur d’être actif afin d’activer la pièce. Mais ici, on est surtout sensible, dans cette Sacristie sombre, à la magie des deux cônes verticaux de lumière qui tracent au sol des motifs ogivaux qui semblent dialoguer entre eux, se transformer mutuellement, interagir (Between You and I, jusqu’au 16 avril). Dans la brume, nos corps, nos mains interceptent la lumière, deviennent écrans à leur tour, oblitèrent l’image au sol. Vu l’endroit, on pourra y voir une manifestation de la grâce divine ou du Saint-Esprit…

Au bout de la grande salle, une pièce de Sigalit Landau, plus mesurée que d’ordinaire, qui semble de prime abord être une Crucifixion, un corps mort suspendu à une poutre. Ce sont des filets de pécheurs (palestiniens ?) trempés dans du sel de la Mer Morte. Serait-ce une pièce politique ?

Le rythme d’écriture sera ralenti en avril et reprendra de plus belle en mai. Photo Landau de l’auteur.

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